Mercredi 13 mai 2009
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Ce soir, je jetait un coup d'oeil sur les statistiques de mon blog, ce que je n'avais pas fait depuis un moment... Et voir les mots-clefs utilisés par vous pour accéder à Krankenkamel en apprend
long... Mais pose encore plus de question sur la population qui fréquente ce blog.
La classe la plus représentée est celle de ceux qui ont des difficultés avec les meubles Conforama. J'imagine tous ces pauvres gens errant hagards sur internet, cherchant désespérément le moyen
de monter une armoire Normande en plastique imitation chêne avec un tournevis cruciforme en 45 minutes. A eux je dis : "Courage, battez-vous et vous réussirez à gagner assez d'argent pour aller
chez Atlas la prochaine fois".
Il y a ensuite la communauté Stéphanoise qui nous rend visite régulièrement en cherchant "Qui c'est les meilleurs...". il est émouvant de constater que la ferveur de gens qui n'ont rien gagné
depuis 1981 en dehors du championat de D2... J'en profite pour saluer au passage ce cher PV qui doit en être bien triste !
Viens à présent le fan club de Tomtom représenté par les deux types qui ont cherché "toulouse crocodiles" sur google (ou alors sont-ce seulement des amateurs de reptiles)... Avec mes excuses pour
la personne qui voulait des renseignements sur les différentes races de crocodiles et qui a perdu son temps.
Notons maintenant ceux qui se passionnent pour les grands thèmes de sociétés développés régulièrement sur Krankenkamel : les gens qui courent, les sacs en plastique dans les avions, les bagues de
virginité, le sauna, les costumes des derviches tourneurs ou encore l'abstinence dans le mariage. Preuve que ces sujets universels touchent une large part de l'opinion mondiale !
Il y a également un certain nombre de gens bizarres qui sont les bienvenus sur ce site, parce que moi, les gens bizarres, je les trouve cool. Alors, "Crosse de Benoît 16", "Catastrophe sac de
plastique", "Manger pâtes ce soir", je ne sais pas vraiment ce que vous cherchiez, mais j'espère que vote passage par ce site vous aura aidé à le trouver !
Enfin, je voudrais donner une mention spéciale à mon champion ! Toi qui est arrivé sur ce site en tapant "la couleur de cheveux roux est à la mode", sache que tu es un visionnaire. Si tu es une
femme, je te souhaite un jour de réussir à voler Gus à PP ou Mac à Laure ! Dans tous les cas, tu seras toujours bienvenue ici, car sur ce site, nous t'aimons !
Voilà !
No
Dimanche 3 mai 2009
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Ici, au nord de la Garonne, la vie est dure. On est obligé de se battre dans tous les actes du quotidien. Hier j'étais avec Rachel, PP, Andrea et Juju dans un bar à bière sur les Champs Elysées.
Les Champs Elysées c'est un peu comme le boulevard des Pyrénées, mais à Paris. Du coup un bar à bière là-bas c'est comme un Galway mais avec le demi à quatre euros.
Nous buvions donc en terrase quand je manifestait à mes amis mon intention d'aller pisser ma binouze afin de faire de la place pour la suivante. Je m'approchais donc de la porte du bar quand le
premier videur m'interpela : "Hé, c'est pas par là qu'on rentre, passe de l'autre côté." Alors, moi ça m'a étonné de pas pouvoir rentrer dans un bar par la porte, mais comme je suis quelqu'un de
sympa, je suis allé de l'autre côté, engager la conversation avec le deuxième videur : "Hé, jeune homme, qu'est-ce-que vous voulez ? me dit-il.
- Pisser, répondis-je avec sincérité.
- Quoi ? s'étonna-t-il.
- Bah je suis en terrase à boire un coup et je voudrais pisser ma bière pour faire de la place pour la suivante, expliquais-je.
- Bon, ok, passez."
Tel Oedipe venant de triompher de l'énigme du Sphinx, je pouvais ainsi continuer ma quête. J'entrais donc dans l'espèce de Red Lion version très chère. Traversant la pièce, je me vis un écriteau
indiquant les toilettes en descendant à gauche à côté du vestiaire. Je m'approchais donc quand je fus interrompu dans ma marche en avant par la pouffiasse du vestiaire : "Vous allez où ? me
dit-elle de son ton de pouffe difficile à transcrire mais simple à imaginer pour des lecteurs avertis tels que vous (Patricia quand tu nous tiens...).
- Pisser, répondis-je, continuant ainsi dans le créneau de la franchise.
- C'est pas là, il faut descendre par l'autre escalier."
Etant d'un naturel arrangeant, je me dirigeais vers l'autre escalier, quand deux gorilles à l'air passablement analphabètes m'arrêterent à nouveau. L'un d'eux me demanda :
- Où est-ce que vous allez ?
- Pisser par l'autre escalier.
- Il faut laisser son blouson au vestiaire pour descendre.
- Pour pisser il faut laisser son blouson au vestiaire ?
- On peut pas descendre avec un blouson après 23h !
- Parce que vous allumez le chauffage dans les WC à partir de 23h ?
- Déposez votre blouson au vestiaire, après vous pourrez descendre.
- Oui mais seulement j'ai pas envie de payer deux euros de vestiaire pour aller aux toilettes.
- Mais après 23h on peut pas descendre avec un blouson.
- On va faire un deal : je vous promet de remonter juste après avoir pissé pour ne pas encombrer la salle du bas avec des blousons et vous me laissez passer...
- Bon ok, mais vous remontez juste après alors."
C'est ainsi que je pu enfin descendre ! Alors on va dire que c'est de la mauvaise fois, mais ailleurs qu'au nord de la Garonne, j'ai jamais vu d'endroit où il faille montrer patte blanche auprès
de cinq personnes pour utiliser les toilettes du bar. Du coup, je pense que dans leur bar je n'y retournerais pas, à part s'il est moins de 23h et que je peux entrer avec mon blouson, mais pas
s'il est plus d'1h du matin, car là, il faut être en string rose pour pouvoir entrer.
N'empêche que j'ai gagné la bataille des WC, et c'est quand même une grosse satisfaction. En plus on a eu une soirée cool où PP nous a raconté des détails croustillants de sa vie dans un anglais
impeccable, où Juju a voulu devenir le nouveau proxo parisien en vogue et où Rachel a commandé un diabolo dans un bar à bière.
Voilà c'est tout.
No
P.S.: Cette article aura une suite : cela s'appellera : "Les Barmens Parisiens Sont Des Enculés".
P.S.: Il y a encore deux minutes c'était l'anniversaire de Domi, alors dîtes tous "Bon anniversaire Domi".
Samedi 18 avril 2009
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Il y quelques temps, ce cher Guendouille mettait le doigt sur le phénomène étonnant de la course à pied (link). Mais ce
que le commun des mortels ignore souvent c'est qu'il existe une race de joggeurs étranges, radicaux, déterminés : les gens qui courent la nuit.
Etant forcé de me lever parfois au milieu de la nuit pour aller travailler, j'ai remarqué qu'à n'importe quelle heure, je croisais des gens en train de courir. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ?
Où vont-ils ? Quelles-sont leurs motivations ?
Pourquoi des gens apparemment saints d'esprits et sportifs se lèvent-ils au milieu de la nuit pour aller courir dans le noir ?
Il est trois heures du matin, dans son lit, Raymond, 45 ans, ne dors pas. Soudain, l'idée lui vient. Se dressant d'un bon, il réveille sa femme pour lui faire l'amour. Celle-ci est trop fatiguée
et le repousse. Frustré, il se retourne quinze fois dans son lit en quête d'une autre idée pour arriver à s'endormir. L'illumination lui vient, il réveille à nouveau son épouse et lui demande
"T'as pas vu mon moule-burnes vert ? Je vais courir !"
Héléna a 19 ans. Elle est mal dans sa peau. Elle se dit qu'avec ses kilos en trop elle ne trouvera jamais le roux de ses rêves (Pp et Laure courent toutes deux beaucoup, c'est grâce à cela
qu'elle ont décroché la timballe). Problème : toutes ses tenues de sport moulent ses bourrelets et elle n'ose pas sortir comme cela de jour. Elle court donc à partir de quatre heures du
matin.
Jean-Claude est insomniaque. Il ne dors plus depuis 1992. Les nuits, Jean-Claude se sent seul car ses amis dorment. Jean-Claude a bien essayé de surfer sur des forums de discussion pour
rencontrer des gens venant d'endroits du monde où il fait jour durant la nuit française, mais son Anglais limité l'a fait se lasser rapidement de ces rencontres. Un jour, en passant devant un
Decathlon, il a vu un T-shirt micro-aéré jaune fluo et il a eu un déclic : depuis, il court toutes les nuits au bord de la Seine.
Pierre-François est petit, gros et timide. Sur un malentendu, Sabrina, sa voisine en TP de chimie qui est aussi mannequin pour lingerie sur son temps libre, a accepté de l'accompagner mardi
prochain au cinéma. Pierre-François se dit que si d'ici là il est grand et fort, peut-être aura-t-il le courage d'embrasser Sabrina sur la joue lors du générique de fin. Il a calculé que s'il
court 19 heures par jour jusqu'au jour-J, sa masse adipeuse sera redevenue acceptable au moment crucial. Lundi matin on l'opère pour qu'il puisse gagner quinze centimètres ; en attendant, il est
minuit et il court.
Marcel hait les gens. Ils sont cons, moches et font du bruit. Un jour il a été faire son footing dans un parc de jour . Les enfants criaient en jouant sur les balançoires, des vieilles dames se
promenaient en gênant son passage, et un autre joggeur s'est moqué du bandeau vert que Marcel porte dans ses cheveux quand il court. Quand ce même joggeur est reparti au bras de la
coureuse-en-string-sous-son-cycliste qui avait pourtant souri à Marcel les quatre fois qu'ils s'étaient croisés, celui-ci a pris une décision ferme et définitive : il ne courrait plus jamais en
présence de tous ces cons. Il est six heures du matin et alors que je monte dans ma voiture, je vois Marcel passé, le bandeau fièrement planté sur son crâne.
Maurice est dealer de cocaïne. Il est cinq heures du matin quand un car de police s'arrête devant la boîte de nuit où il travaille. Qu'à cela ne tienne : sous son imper gris, Maurice porte
toujours son marcel et son short... Alors, il court.
Un jour, Héléna deviendra mince et se changera en coureuse-en-string-sous-son-cycliste que Marcel pourra regarder tout son soûl alors qu'elle repartira au côté d'un Pierre-François devenu grand
et fort. Peut-être feront-ils l'amour avec Raymond qui ainsi pourra trouver le sommeil de retour chez lui. Mais avant de rentrer, ils penseront à aller boire un verre avec Jean-Claude, brisant
ainsi sa solitude, et c'est sur le doux nuage de la cocaïne de Maurice que nos amis se diront à quel point il est chouette de courir la nuit.
Raymond, Héléna, Jean-Claude, Pierre-François, Marcel, Maurice... autant de personnages sensibles et attachants que vous pourrez apprendre à connaître si vous cédez aux sirènes de vos baskets,
achetées un an auparavant et qui sont toujours neuves, à cinq heures du matin...
Nono
Dimanche 12 avril 2009
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Bonjoul les amis,
Comme vous lme savez depuis quelques temps je suis monté au nold du Yang-Tsé-Kiang. Ici c'est chouette, je tlavaille dans une belle manufactule. Je passe mes joulnées a fabliquer de belles
chaussules de spolt. Je suis heuleux dans mon tlavail cal j'ai l'implession de selvil ma patlie et de palticiper au gland effolt national poul plouver que le communisme est le meilleul des
systèmes.
Au nold du Yang-Tsé-Kiang, à Palis, la vie est bien plus dule qu'au sud-ouest. Là-bas, j'étais bien avec mes palents dans la rizièle du village. Mais ici, je sais que je dois tlavailler dul poul
la gloile du pays. Au nold du Yang-Tsé-Kiang il fait tlès floid, sultout que l'usine n'est pas chauffée. Mais ça n'est pas glave car nous ne devons pas tlop dépenser l'algent du pays. Du coup,
nous nous léchauffons tous les matins en chantant l'hymne nationale avant de commencer à tlavailler. C'est tlès chouette de chanter tous ensemble, cela me met en joie poul toute la joulnée.
Le ploblème au nold du Yang-Tsé-Kiang c'est la pollution. Ici les usines crachent beaucoup ed fumée et j'ai du mal à lespiler. Mais ça n'est pas glave cal nous devons beaucoup ploduile poul
développer notle beau pays.
Du coup, je suis content d'êtle à Palis. C'est la plus belle ville du monde. Demain, je vais à l'inaugulation du gland poltlait du Gland Timonier qu'ils vont installer sul la Toul Eiffel.
Je vous tiens au coulant.
Glos Bisous
Nono
P.S. : C'était le premier article livré par ma nouvelle rédaction en Chine. Ils ont encore quelques soucis pour replacer le contexte mais avouvez qu'on croirais un des miens. Ségo admirait le
système judiciaire chinois mais on peut aussi chanter les louanges de leur système éducatif : ils écrivent drôlement bien une langue étrangère pour des enfants de 7 ans.
Lundi 6 avril 2009
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Même éxilés au nord de la Garonne, nous essayons de maintenir nos traditions ancestrales. C'est pourquoi, samedi, nous sommes allés avec Pépé, Rachel, Gus et d'autres gens voir le match de rugby
au stade de France.
Le Stade de France c'est comme le stade du Hameau mais en un peu plus grand et plus haut. Il y avait pleins de gens en rose, nous on était pour Clermont, c'était chouette !
Avant le match, des gens ont fait de la voiture sur deux roues et de la moto volante, c'était cool. Je suis sûr que je peux faire pareil avec ma voiture si je veux. Ce qu'il y a c'est que je ne
veux pas parce qu'après quand je voudrais changer mes pneus je devrais demander juste des pneus droits et ce sera pas cool pour le fabriquant de pneus gauches. Après, la moto volante a marqué une
pénalité au-dessus de la voiture sur deux roues. C'était bien.
Ensuite, j'ai cru que les joueurs du Stade Français entraient sur le terrain. C'est les strings à paillette qui m'ont trompés : en fait c'était les danseuses du Moulin Rouge qui venaient faire un
petit spectacle. Un bon moyen mnémotechnique pour savoir qui est qui c'est que les joueurs du Stade Français sont sur crampons et les danseuses sur talons. Et ça n'a pas l'air d'être
évident de danser en talons et en string sur de l'herbe parce qu'elles avaient un peu de mal à être vraiment féériques les danseuses. Mademoiselle B. nous en a donné la confirmation : "Je suis
très à l'aise en string et talons vu que j'en porte tous les jours, pourtant je ne suis pas à l'aise si je dois marcher sur de l'herbe comme ça, alors pour danser ça doit être dur".
Après les danseuses, des filles en mini-jupes roses sont entrées sur le terrain. Mais ce n'était toujours pas l'équipe du Stade Français, mais bien leurs pom-pom girls. Le moyen mnémotechnique
pour savoir qui est qui c'est que les joueurs ont de gros pectoraux alors que les pom-pom girls ont des gros seins.
Enfin, le match a commencé. C'était serré, c'était chouette, avec une bière à la mi-temps. Et puis, vers la fin, un rose tabassé un jaune et en a pris un. Ca a permis aux jaunes de
reprendre l'avantage. Et puis le petit rose formé chez nous craqué et du coup les jaunes ont gagné et sont allé s'en jeter un petit pour fêter ça. Et nous on a maté un chouette feu
d'artifice et puis on est rentré chez nous.
Mais le match c'était chouette et on y retournera.
++
No