Le week-end dernier, j'ai visité le faux-sud. Le faux sud c'est une sorte de sud situé à l'est de Toulouse. Au début, je pensais qu'à l'est de Toulouse il y avait de grande montagnes et que
c'était la barrière du monde. Mais en fait, comme mes grands-parents habitent le faux sud, j'ai fini par y aller et j'ai vu que cela ne se finit pas par une chute infinie dans l'espace. Du coup,
comme Pépé vit dans le faux-sud, Rachel et moi on est allé la voir. Rachel avait un peu peur de tomber infiniment dans l'espace mais je lui ai expliqué que cela n'arriverait pas donc ça a
été.
Nous sommes donc parti vendredi soir, avant d'arriver, vendredi soir, mais plus tard. PP vit dans un endroit étrange et coupé du monde extérieur ou l'on ne peut entrer que si l'on travaille
dans la même usine qu'elle. Alors, on a été porter des tonneaux de pétrôle pendant une demi-heure comme ça on a pu rentrer dans la maison de PP.
Le lendemain, on est allé visiter Marseille et les calanques de Cassis parce que dans le faux sud ils sont très fiers de Marseille et de calanques, et nous on voulait s'intégrer. Marseille
m'a impressioné. Après six mois à conduire tous les jours dans Paris, je ne pensais pas que l'on puisse faire beaucoup plus bourrin que les Parisiens au volant d'une voiture. Force m'a été de
constater qu'à côté d'un Marseillais, un Parisien à son volant ressemble à une fille de seize ans qui commence la conduite accompagnée. La circulation Marseillaise est un grand déchaînement de
violence et de haine auxquels seuls les plus forts survivent. A Marseille, les gens pensent que les grandes barres blanches en travers de la route délimitent les places de parking. Quand un
Marseillais voit un feu tricolore, il se met à râler après les politiciens qui dilapident l'argent public en laissant les décorations de Noël toute l'année. Un Marseillais qui conduit est une
sorte de croisement entre Vin Diesel dans Fast an Furious et Jean Alesi. En fait, la circulation à Marseille ressemble presque à celle de Madrid. J'avais été à Madrid une fois et ces gens là sont
furieux, un peu comme les Marseillais. Mais à l'époque, mon chauffeur aussi était furieux ! Là, PP et sa twingo avaient du mal à faire le poids. Sinon, on a surtout vu la Bonne Mère et puis
les chauffards à Marseille. Mais les calanques étaient chouettes. La nature est belle, la mer et verte et les grosses aiment bien s'y faire cuire à poil. D'ailleurs PP nous a tout de suite amené
dans une calanque de nudiste à faire se retourner dans sa tombe le gendarme de Saint-Tropez. Elle a longuement fixé un bel éphèbe qui regardait la mer d'un air inspiré la quéquette à l'air. Et
puis a un moment le monsieur s'est retourné. Alors PP a poussé un "Oh" admiratif. Du coup Rachel lui a demandé si la quéquette était bien. C'est là qu'il s'est passé une chose étrange : PP est
devenue toute rouge, a essayé de chasser les petites étoiles de ses yeux et a répondu d'un air peu convaincue "Oh, elle avait l'air moyenne". Preuve magistrale que le vieil adage a tout faux !
L'amour ne rend pas aveugle, en revanche il rend menteuse... Gus a bien de la chance d'avoir une petite PP qui préserve son image d'homme idéal ! Après, on a été boire un coup et j'ai eu une
bière, c'était chouette.
On s'est ensuite couché tôt car PP jouait au basket le lendemain matin. Nous étions donc en première ligne pour assister au match au sommet entre Martigues (nous) et Lambesque (eux) le
lendemain à huit heure. Pendant l'échauffement des filles, nous avons visité la ville qui était chouette malgré une réunion de motards pour la plupart assez glauques, et un bar PMU assez glauque
avec des tas de gens qui nous regardaient d'un air bizarre parce que nous à huit heure du matin, on boit du chocolat et pas de la bière. A dix heures, nous étions dans les gradins parmi la foule
en délire. Menant d'abord deux à zéro, nous avons finalement perdu le match des supporters en raison de l'arrivée inoportune de la grand mère de la meneuse de l'autre équipe. La composition des
équipes nous a fait peur. Nos joueuses pesaient bien 150 kilos de moins que celles d'en face, bien qu'elles soient 6 contre 5. Nous étions terrifiés à l'idée que la pivote adverse
puisse manger une de nos joueuses. Mais ça n'était pas grave car le match commençait. Entame de match catastrophique pour PP qui marche deux fois et commet une reprise de dribble dans les
trois premières minutes. Nous étions inquiet, mais notre blonde à finalement marqué deux paniers, pour un premier quart temps fini par un +10 pour Martigues. L'addition aurait pu être encore plus
lourde sans le 0/12 aux trois points réalisé par notre équipe. Qu'importe, nous étions sur de bons rails. C'est alors que le physique craqua. Pour PP le physique avait craqué à la huitième minute
où elle était déjà aussi rouge que devant le sexe hypertrophié d'un naturiste calanquien et se tournait désespérément vers l'unique remplaçante de son équipe. Mais en règle général, toutes nos
joueuses ont craquées lors du deuxième quart temps, se faisant remonter à moins 4 à la fin de la période : les joueuses d'en face avaient plus de réserves. S'en suivi un troisième quart temps
sous haute tension où les deux équipes se rendaient coup pour coup. Le quatrième quart temps, voyait les deux formations au coude à coude. Dans le money time, l'équipe adverse, poussée par les
hurlements suraigus de son coach, revenait à un panier d'écart. C'est alors, que PP, qui avait été héroïque en défense jusque là, rata le panier de la gagne. La 11 adverse contre-attaquait... et
ratait, au grand soulagement des joueuses de Martigue qui emportaient à l'extérieur leur première victoire de la saison. Ce festival de l'attaque et du beau jeu, terminé sur le score de
29-33, laissera certainement des traces dans l'Histoire du Basketball.
Après notre phase sportive, nous sommes passé au côté culturel de notre séjour avec une visite de ruines Gauloises. Il y avait des pierres et des murs sur lesquels sautaient joyeusement un groupe
de touristes Chinois : c'était chouette. Mais je comprend sque les Gaulois aient disparus : on ne peut pas bien vivre dans une maison en ruine, on attrape vite un rhume.
Le lendemain matin, nous disions au revoir à PP qui retournait porter ses tonneaux de pétrôle et nous sommes allés visiter les Baux de Provence. Ce qu'il y a de bien dans les Baux de Provence ce
sont les catapultes ! Il y avait des chouettes catapultes qui ressemblaient à des vrais, et même un bélier ! Ca vaut le coup d'oeil et si vous passer dans le coin, allez visiter les catapultes
des Baux de Provence.
Nous rentrions enfin vers le vrai sud sans incident majeur hormis l'agression à la bouteille d'eau minérale dont ma voiture fut victime alors que nous roulions tranquillement sur l'autoroute.
Nous arrivions donc à Saint-Pierre-du-Mont des souvenirs pleins la tête, faits de basketteuses catapultées dans les calanques.
Le faux sud, c'était cool et on y retournera si PP ne fait pas exploser son usine de pétrôle d'ici là !
C'est tout (mais c'est déjà pas mal) !
Nono