Leçon de surf, leçon de vie

Publié le par Nono

Ces deux dernières semaines, j'étais en vacances. Alors, je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose pendant que Rachel gagnait mon pain à la sueur de son front.

Et comme je vais avoir trente ans le mois prochain, je me suis dit que quand même, quand tu viens du Sud-ouest et qu'à trente ans tu ne sais pas faire de surf, tu as quand même raté ta vie.

Alors, j'ai engrené Tomtom, Kk et P'tit Nico pour partir faire du surf. Kk a décliné sous l'excuse bidon qu'il fallait qu'il travaille. Comme si à la Poste c'était du vrai travail ! P'tit Nico nous a lâchement abandonnés sous le prétexte futile qu'il allait avoir un bébé. Comme si c'était lui qui accouchait... Bref, Tomtom et moi sommes partis faire du surf !

Alors, nous avons surfé un premier jour.

C'était assez difficile pour des débutants, mais nous avons impressioné toutes les femmes de la plage par nos progrès rapides. Et puis, nous sommes allés récupérer sur le sable. Et là, nous avons discuté de la manière dont nous pourrions améliorer nos performances le lendemain.

C'est alors qu'est arrivé un vieil Hawaïen, presque nu et couvert de tatouages qui tenait une planche de surf en bois massif à la main et semblait connaître l'Océan comme sa poche. On trouve pas mal de gens de ce type du côté des plages des Landes.

Interrompant notre discussion, il déclara ces paroles de sagesse : "si tu veux faire un tube, ne fais pas appel à Francis Lalanne." Puis, il partit surfer sans autres explications.

C'était notre première leçon.

Le lendemain, c'est forts de ce conseil que nous sommes arrivéssur la plage. Et là, le moniteur qui avait noté nos progrès depuis la veille avait décidé de programmer de plus grosses vagues. Etonnament, cela nous a fait hésiter. Nous n'étions pas sûrs que l'Océan et ses quatre mètres cinquante de houle veuille de nous.

Pendant que nous tergiversions, notre ami Hawaïen arriva. Il regarda les vagues et se tourna vers nous avant de déclarer : "quand l'Océan est en colère, soit patient et prends toi une bière." Sur ce, il sortit une canette d'un compartiment secret de sa planche qui faisait visiblement aussi glacière.

C'était notre deuxième leçon.

Alors, nous sommes partis au bistrot en attendant notre heure. Et nous avons commandé des bières. Huit jours plus tard, les conditions se trouvèrent à nouveau réunies.

Alors, nous nous sommes précipités à l'eau.

En tant que débutant, nous ne sommes pas aller surfer sur les rouleaux, mais sur les mousses qu'ils produisent une fois qu'ils ont déferlé. Nous avons donc été surpris d'y retrouver notre ami Hawaïen, qui nous avait révélé s'appeler Patxi Irrulegui.

Nous l'avons alors interrogé pour savoir pourquoi il n'allait pas avaec les meilleurs surfers de la plage ce jour-là. Il avait l'air fatigué et les cernes caractéristiques d'une sacré gueule de bois. Alors, Patxi nous dit : "si tu prends des mousses au bar, prends des mousses dans l'eau."

C'était notre troisième leçon.

Nous étions désormais prêts à devenir de vrais surfers.

C'est ce qui rend d'autant plus étonnant le fait que nous ayons eu tant de mal à nous lever sur nos planches.

En tout cas le surf c'était chouette et on y retournera !

A+

Nono

 

 

 

 

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Publié dans krankenkamel

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