Tempête sur un pédalo
Dans notre hôtel à l'Île Maurice, il y avait des pédalos. Alors, j'ai voulu devenir capitaine de pédalo et nous en avons pris un.
Tels Laurent Jalabert, nous pédalions avec fougue sur notre frêle esquif et la terre s'éloignait de plus en plus. Le soleil brillait, la mer était belle, la brise nous rafraîchissait, tout allait bien.
Mais sous ces latitudes, le temps change très rapidement. Nous allions l'apprendre à nos dépends.
Car, alors que nous étions au large, à au moins cinq minutes de pédale de la base nautique, de gros nuages noirs se sont amoncelés. Prudents, nous avons amorcé notre retour au port.
C'est alors que la tempête s'est déclenchée !
Des rafales de vent ont commencé à faire remuer notre bâteau. Les mollets en feu, nous redoublâmes d'efforts pour rejoindre la rive. Une pluie battante s'est alors mise à tomber. Trempés, nous avons accéléré de plus belle.
Les vagues étaient désormais immenses et les touristes en planche à voile s'étaient déjà tous noyés. Mais pas nous, gens du Sud-ouest habitués aux rouleaux. Nous parvînmes enfin au bord dans un ultime effort et les employés de l'hôtel récupérèrent le pédalo en riant : "alors, il est beau hein, le temps de l'Île Maurice ? "
Bon j'ai peut-être un peu exagéré la taille des vagues, mais quelle aventure !
En nous promettant de respecter davantage l'Océan Indien à l'avenir, nous partîmes boire un ti-punch !
++
No