Un coiffeur pour Donald Trump ou le théorème de Tila Tequila

Publié le par Nono

Avant même d'être un milliardaire ou même le président des États-Unis, Donald Trump est un phénomène de presse. Véritable Cyril Hanouna Yankee, il permet à un pan entier de l'industrie journalistique française de gagner sa vie depuis le début de sa campagne électorale. Krankenkamel, blog populaire, ne pouvait pas passer à côté de la tendance.

Ce qui frappe en premier avec Donald, c'est qu'il est énervé. Mexicains, chefs d'entreprises délocalisées, Musulmans, journalistes démocrates et autres acteurs Hollywoodiens : nombreux sont ceux qui ont régulièrement à subir ses foudres. En résumé, il hait les autres autant que les autres le haïssent, ce qui n'est guère encourageant pour tenter de renouer le dialogue.

Attaquons-nous donc à ce problème avec la première étape : avant l'échange, l'empathie ou même l'acceptation, il faut essayer de comprendre. Mais comment comprendre l'insondable Donald Trump ?

C'est là qu'intervient Tila Tequila.

Si vous ne connaissez pas Tila Tequila, éloignez vos enfants de l'écran avant de taper son nom sur Google.

Cette jeune femme est une actrice pornographique Texane qui a été accusée d'être nazie il y a quelques années. Pour se justifier, la fine mouche a expliqué qu'il n'en était rien et qu'elle se définissait plutôt comme une suprémaciste Blanche.

Problème : Tila Tequila n'est pas Blanche. Ses deux parents sont des Vietnamiens immigrés. Dès lors, comment être suprémaciste Blanche ? Cela revient à se dénigrer soit même. Et c'est là que se trouve la clef pour comprendre Donald Trump et bien d'autres du même acabit.

Bien. La jeune femme considère qu'elle fait partie d'un groupe humain inférieur à celui qu'elle aime à côtoyer dans son pays d'adoption. Admettons. Mais tout de même,  pourquoi Tila Tequila serait-elle amie avec des suprémacistes blancs, dont les plus modérés à son propos la qualifient probablement de "garage-à-bite bridée" ? S'il est concevable qu'elle admire les Blancs, il n'y a apparemment aucune chance qu'elle apprécie des suprémacistes Blancs. Et pourtant...

La belle Tila nous démontre ici que la détestation des autres commence avant tout par la détestation de soi-même. Malgré tout son talent, il est probable qu'elle souffre d'un puissant complexe d'infériorité l'ayant poussé à un tel mépris de sa propre personne qu'elle en vient à porter aux nues des gens qui la détestent. Sa vie, qu'elle n'a probablement pas choisie, son enfance de fille d'immigrés rejetée, son métier dégradant... et la voici devenue cette étrange asiatique suprémaciste Blanche faisant le salut nazi à ses heures.

Si l'on applique maintenant à Donald Trump le théorème de Tila Tequila, il faut se demander ce qui l'a rendu si malheureux, si peu sûr de lui, si autodestructeur pour qu'il en vienne à avoir tant de haine en lui.

Poser la question est déjà faire le plus dur, tant la réponse est évidente. Car si Donald Trump est un homme d'affaires à succès, s'il a réussi à la télévision, s'il s'est fait élire président des États-Unis d'Amérique, s'il couche avec un top model et si son compte Twitter est l'un des plus suivis du monde derrière Justin Bieber, Donald Trump conserve un point faible. Tout le monde se moque de lui à cause de sa coiffure. Franchement, ça ne sert à rien de conserver ses cheveux jusqu'à soixante-dix ans pour ça !

Alors, si vous voulez que cet homme redécouvre l'amour, la gentillesse, la justice, le respect de l'autre, le goût du dialogue, offrez-lui une coupe. De cheveux, pas de champagne : il ne manquerait plus qu'il se mette à boire !

Un coiffeur pour Donald et la planète ira bien mieux.

Pensez-y !

A+
Nono

 

 

Publicité

Publié dans krankenkamel

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article