Les gens tristes aiment pointer du doigt les échecs des autres, mais n'en deviennent pas plus heureux pour autant...
Hier, au terme d'un match épique, la Suisse a battu la France.
Les gens bien dans leur peau sont déçus du résultat (ou contents s'ils sont Suisses), tout en admettant que cela s'est joué à peu de choses et aurait pu tourner autrement d'un côté (pénalty raté, but refusé), comme de l'autre (transversale, arrêt du gardien à la dernière seconde)... Et puis, il y a les autres.
Les autres sont ceux qui, depuis hier, critiquent à tout va ceux qu'ils auraient adulés si un léger coup du sort avait retourné la situation.
Ceux-là auraient, à la place du sélectionneur, fait les bons choix. Ils auraient anticipé les blessures de nos deux arrières gauche en en prenant quatre dans la liste. À la place de Coman, ils auraient visé sous la transversale. À la place de Giroud, ils auraient mieux appuyé leur tête. À la place de Lloris, ils auraient sorti un tir-au-but et à la place de Mbappé, ils auraient marqué le leur...
En fait, à leurs places, ils n'auraient rien fait. Car ils ne font rien de leur vie, à part rêver d'être d'autres personnes et s’attrister d'être ce qu'ils sont... En effet, s'ils avaient un domaine d'expertise, ils sauraient ce que l'expertise implique et ne feraient pas semblant d'être compétents dans un sujet sont ils ignorent tout. S'ils avaient déjà réussi quelque chose, il comprendraient l'exigence de la réussite et ne dénigreraient pas l'échec. Si leurs vies étaient remplies, ils relativiseraient l'importance d'un Euro...
Alors, chez Krankenkamel, bien qu'agacés, nous avons décidé de les plaindre...
Pauvre d'eux.
A+
Nono