Youpi, c'est la rentrée !
C’est pour moi un début de mois de juillet particulier : alors que les écoliers empruntent la route des vacances, je reprends le chemin du bureau. Le congé paternité est plus long désormais, mais toutes les bonnes choses ont une fin : il est temps de laisser ma deuxième fille se rendormir après avoir crié toute la nuit pour partir retrouver mes collègues.
Redémarrer en juillet, ce n’est pas mal quand on a la perspective des congés du mois d’août. Quatre semaines à tenir face aux nuits courtes, au métro en panne et à la chaleur régnant dans l’open-space.
Les gens envisagent leur départ, commencent à se détendre, lèvent le pied… Parfaite ambiance pour qui manque de sommeil et n’a guère d’espoir autre que de faire illusion quant à ses réelles capacités de réflexion. C’est à peine si l’on me demande « alors, fatigué ? » au détour d’un couloir : tout le monde est aussi fatigué que moi (où le pense, la fatigue étant finalement toute relative) !
De toute manière, l’avantage quand on revient de congé paternité, c’est qu’au début le travail reprend tranquillement. Ne connaissant pas ma date de rentrée, les gens n’ont pas pensé à m’inviter à leurs interminables réunions. Les journées consistent alors principalement à montrer des photos du bébé aux collègues, à expliquer que la grande est heureuse et à donner des nouvelles à la machine à café. Ensuite, on envoie des e-mails pour prendre le pouls des dossiers laissés en plan qui n’ont généralement pas beaucoup bougé. Enfin, on part tôt pour aller « s’occuper des dames ». Eh oui, la grande a besoin de sortir, la maman de souffler, la petite d’un nouveau biberon.
Et puis, c’est à la maison que le vrai travail commence : parce que deux, c’est tout de même un rythme un peu différent… Mais ceci est une autre histoire !
A+
Nono