Des idées qui s’envolent
Il y a quelques jours, je me suis plongé dans la rubrique « brouillons » de ce blog pour vérifier si je n’avais pas quelque chose en cours à terminer.
J’en ai profité pour regarder ce qui était resté là, parfois depuis des années.
Ces articles ne verront, pour la plupart, jamais le jour. Autant d’idées envolées, de concepts qui nous ont frappés l’espace d’un instant et intéressés suffisamment pour avoir l’envie d’écrire à leur sujet sans que cela n’aboutisse à quoi que ce soit.
Au cimetière de nos idées, il y a des articles presque terminés qui auraient demandé une relecture et un rafraîchissement. La plupart du temps, ils correspondaient à un moment de vie ou à une période et ne sont plus d’actualité. Je pourrais éventuellement tricher et les publier en les antidatant, mais à quoi bon ?
Les idées ambitieuses ont également une place de choix dans cet entrepôt à l’abandon. Pour venir à bout de ces articles, il aurait fallu que je travaille plus, que je fasse des recherches… et alors j’ai laissé tomber, probablement en remettant à plus tard.
Il y a aussi les concepts à peine ébauchés et qui se sont finalement révélés trop légers pour rédiger tout un texte. Ils resteront des idées fugaces esquissées rapidement, sans réelle substance. C’est qu’ici, on n’est pas sur Twitter !
Les plus mystérieuses de ces idées perdues sont celles qui font l’objet d’un titre sans contenu. À l’époque, j’avais dû trouver l’intitulé explicite et m’étais convaincu que l’idée me reviendrait avec ce seul indice. Erreur ! J’ai beau lire et relire le titre en question, il ne me renseigne en rien aujourd’hui concernant mes intentions d’hier.
C’est émouvant de se replonger ainsi dans son cerveau plus jeune de quelques années. Toutes ces idées à la fois familières et étrangères qui ne reviendront plus…
Souvent, remettre à plus tard revient à abandonner. Un « à bientôt » équivaut à un « adieu ». C’est pourquoi je termine ce billet immédiatement : quoiqu’il arrivé, une fois cliqué sur « publier », il ne sera pas perdu !
A+
Nono