Jusqu'où peut-on en demander à un homme ?

Publié le par Nono

C'est un fait, on en demande énormément aux hommes de quarante ans. Actifs, dynamiques et pères de famille... c'est bien simple, ils doivent être parfaits.

Au travail, il leur faut cravacher : ils sont au sommet de leur employabilité et il faudrait être fou pour ne pas en profiter ! À eux de maximiser leurs revenus pour porter à bout de bras une société qui s'écroulerait rapidement si leurs impôts cessaient de rentrer.

À la maison, pas question de glandouiller : fini le temps où les pères rentraient mettre leurs pieds sous la table. Aujourd'hui, ils n'ont le droit de le faire qu’après avoir préparé quelque chose à poser dessus. Impliqués dans les tâches ménagères comme dans l'éducation des enfants ou même leurs jeux, tout répit leur est interdit, même passé le seuil du foyer.

Serait-ce suffisant ? Point ! Car l'on admet aisément que le travail n'est pas en soi à même de combler le besoin d'accomplissement et qu'un homme ne peut se définir uniquement au travers de sa famille. Non ! Alors on leur demande de relever des défis personnels, sportifs, artistiques... Qu'il sortent de leur zone de confort, que diable !

Tel est mon lot : cadre actif, chargé de famille, sollicité à droite pour réviser la lecture, à gauche pour changer une couche, subissant l'injonction sociale du développement personnel : collaborer à un blog, courir des courses caritatives, maintenir mes 800 points sur un site d'échecs et un taux de victoire supérieur à 55 % à la belote en ligne... sans perdre de vue, un jour, de gravir le Vignemale.

Comment y parvenir ? Certains jours cette exigence de perfection est décourageante. Je ne vois qu'une issue : mes filles et ma femme vont devoir devenir plus autonomes.

Voilà. C'est tout.

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No

 

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Publié dans Les bonnes questions !

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