Fouta(ge) de gueule

Publié le par Nono

Il fait beau. 
Et comme bébé sait maintenant ramper, nous nous sommes dit qu'il serait bon pour elle de ramper un peu à l'air libre. Cela ne peut se faire qu'au parc : nous n'avons pas de jardin et le balcon serait tout de même dangereux.
 
Comme les parcs sont un peu trop sales pour laisser ramper un bébé dedans, j'ai fait l'acquisition d'une fouta.
Une fouta, c'est une sorte de grande couverture. Pour faire classe, on ne dit pas "couverture", mais "fouta". La preuve que le mot est chouette : le correcteur d'orthographe ne le reconnaît pas !
 
Arrivés sur l'herbe, je déploie ma fouta. J'assoie le bébé dessus. Elle rit de toutes ses deux dents (celles du bas). Puis, elle me fait un dernier sourire et s'enfuit de la fouta en rampant de toute la vitesse de ses petits membres.
Je la rattrape : "Chérie, reste sur ta fouta s'il te plait".
 
Elle me regarde, fait bravo avec ses petites mains… et arrache un brin d'herbe sur lequel quinze chiens ont probablement uriné depuis le matin afin de le manger.
 
Alors, j'ai démissionné. J'ai dit à la grande "ramène ta petite sœur sur la fouta. Oui, exceptionnellement tu as le droit de la porter." Et j'ai tapé une bonne sieste sur ma fouta. Après tout, il faut bien qu'elle se fasse le système immunitaire.
Bon, elle a eu une petite poussée de fièvre cette nuit. C'est le métier qui rentre !
 
En tout cas, la fouta c'était bien, on la ressortira.
A+
Nono
 
 
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Publié dans Culture parisienne

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