Ode à la sieste
La sieste
Quand la nuit fût mauvaise,
La matinée trop longue,
Je me couche à mon aise
Et m'abandonne aux songes.
Quand la vie se fait rude,
Et le monde effrayant,
Je le fuis en dormant,
Oubliant les études,
Le travail, les soucis,
La guerre, les incendies,
La misère et la peste,
Sans honte, je fais la sieste;
Et goûte le grand bonheur,
D'un somme de plusieurs heures...
Nono
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