De l'art du bâclage
Depuis deux semaines, je dois faire ma partie d'un mémoire. Le seul problème c'est que je ne sais pas quoi mettre dedans. Jusqu'au dernier moment, j'ai donc repoussé le temps où je devrais me mettre à la rédaction. Malheureusement, je dois maintenant la faire pour demain. Je ne peux plus reculer (sauf en prenant encore le temps d'écrire sur mon blog avant de m'y mettre), je dois gratter quelquechose.
C'est donc l'heure du bâclage. Ecrire en quelques heures ce qu'on arrive pas à écrire depuis quinze jour est un art que les études supérieures développent depuis l'invention du baratin. A bientôt bac +5 je suis passé maître dans cette discipline qui demande efficacité, rigueur et capacité à gratter du papier pouur ne rien dire.
C'est dans l'urgence que l'étudiant se révèle. Ses capacités sont repoussées au-delà des limites de l'imagination humaine. On a vu des dossiers de plusieurs dizaines de pages écrits en une demi-heure avant la date limite à partir de deux lignes d'informations trouvées sur Wikipédia. Si le contenu n'est pas toujours à la hauteur d'un corps professoral snobant malheureusement systématiquement le concept de bâclage, ce principe à le mérite de faire des étudiants, les êtres inventifs et pleins de créativité qui seront un jour les pilotes du changement.
Aujourd'hui au programme: écrire cinq pages sur les enjeux, les opportunités et les tendances futures du marché des sports de glisse!