Hommage à Robert de Bethléem
Aujourd'hui, alors que nous sommes la veille de Noël, je voudrais rendre hommage à Robert de Bethléem, l'homme qui a faillit être célèbre dans le monde entier avant de tomber dans l'anonymat le plus complet. Robert est né à Bethléem un jour du 25 décembre en 0 pendant Jésus Christ. Ses parents étant pauvres, il naquit dans une étable. Son père, humble charpentier n'avait pas eu les moyens de lui offrir une auberge pour venir au monde. Seulement voilà, la mère de Robert était pute et c'est ce qui a fait tout le drame de sa vie. Les mages et les bergers lui préférèrent Jésus et sa vierge de mère. En guise d'or et d'encens, le petit Robert ne reçu comme cadeau de naissance qu'un gateau à la farine de chataigne qu'avait confectionné un client habituel de sa mère. Etant trop petit, il ne pu même pas le manger!
Robert connu une jeunesse tranquille, apprenant le métier de son père. Malheureusement, leurs affaires ne marchaient pas très fort. Les Joseph père et fils qui étaient leurs principaux concurrents gagnaient sans cesse des parts de marché grâce à leur capacité à multiplier les cloisons qui leur permettait de travailler très vite. Au bout d'un moment, Robert se trouva tellement démuni qu'il fut contraint de vendre sa maison et d'aller vivre dans le désert. Il resta là quarante jours sans manger, faute d'argent. Il décida alors de quitter Nazareth où il avait passé sa jeunesse, pour s'en aller parcourir la Palestine.
En chemin, il rencontra quelques copains et ils furent bientôt treize à voyager ensemble. Partout où ils passaient, ils cherchaient à faire le bien. Mais là encore, Robert resta un anonyme, écrasé par son compatriote célèbre: personne ne sait que c'est lui qui fabriqua le pain que Jésus multiplia par la suite, qu'il avait fabriqué un fauteuil roulant au paralytique ou un cercueil à la futur ressucitée. Il tenta un jour de sauver une prostituée de la lapidation, mais la foule ne l'écouta pas. Prenant la jeune femme en affection, il connut avec elle une histoire passionée bien qu'elle soit désormais défigurée par les pierres... Mais aucun livre ne parle d'eux.
Finalement, un de ses amis le dénonça pour un vol de dattes sur le marché qu'il n'avait pas commis et il fut arrêté au milieu de son repas sans que sa phrase "mangez en tous, ceci est ma tarte au sucre" (il avait fait une tarte au sucre pour ses amis) ne soit retenue par quiconque. Celui qui l'avait trahi n'en ressentit aucune honte, et s'acheta un dromadaire avec la récompense. Quant à robert, il connut un procès sans gloire et sans éclat au terme duquel la sous-secrétaire de Ponce Pilate le condamna à trois heures de travail d'intérêt général.
Etant charpentier, il fut chargé de construire une croix qui allait entrer dans l'histoire sans que personne ne sache qui l'avait fabriqué. Alors qu'il ponçait son oeuvre, il se piqua avec une écharde. En quelques heures la plaie s'infectait et il succombait à une septicémie sévère, achevant à trente trois ans, une vie passé dans l'ombre.
Mais le troisième jour après sa mort, des femmes se rendirent devant son tombeau. Quand tout à coup, l'une d'entre elles s'écria: "Mais non qu'on est connes! Celui-là c'est celui de Robert, on s'en branle!". Et elles partirent.
Je voulais par cette biographie sommaire, rendre hommage à Robert, homme paix et de bonne volonté qui, s'il était né ailleurs, aurait sans doute accédé à une grande reconnaissance des gens qui l'entouraient! Son noble destin aura été éclipsé par plus brillant que lui, mais j'espère que vous leverez tout de même une coupe en son honneur le jour du 25 Décembre!
Robert, nous ne t'oublierons plus!