De l'apport des casques anti-bruits dans la paix sociale parisienne

Publié le par Nono

A Paris aux heures de pointes, les transports sont bondés. Il faut pousser, tasser, concasser pour pouvoir pénétrer dans un bus ou une rame de métro. A l'intérieur ça pue, les enfants pleurent, les gens se marchent sur les pieds.

Alors quand c'est trop bondé, l'énervement arrive à son paroxysme. Et quand quelqu'un pousse un peu trop fort pour rentrer ou marche un peu trop lourdement sur les pieds d'un autre passager, cela entame bien souvent une bagarre ou une engueulade bien sentie.

Mais ça, c'était avant.

A présent, les Parisiens écoutent de la musique dans le métro et sont équipés de casques anti-bruits filtrant les sons extérieurs. Sur leurs smartphones, ils jouent à candy crush pendant toute la durée du trajet.

Chacun se retrouve ainsi dans une bulle hermétique, parfaitement isolée du monde extérieur. Alors, quand ils sont poussés, tassés, concassés pendant leur voyage, les passagers ne réagissent pas : normal, ils sont au niveau 56 et doivent se concentrer. Quand quelqu'un s'énerve tout de même et lance une invective, ils ne répondent pas. Logique, ils viennent de télécharger un magnifique album et leur casque a filtré l'insulte.

Ainsi, la société parisienne avance dans la bienveillance !

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Nono

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Publié dans Culture parisienne

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