Enterré vivant !
Dans quelques semaines, je vais me marier. Alors le week-end dernier, mes amis avaient décidé de m'enterrer comme il est de bon ton dans ce genre de situations.
Tout a commencé le vendredi soir par un match de rugby féminin. Et comme il faut bien de la bière pour regarder du rugby, nous étions très vite pleins comme une rame de la ligne 13 à l'heure de pointe.
Du coup, le lendemain matin, nous nous sommes levés, nous avons vomi, puis nous nous sommes envolés vers Pau où les réjouissances nous attendaient.
Après un trajet difficile réalisé dans un avion conduit par une femme, nous avons connu un autre trajet difficile dans la voiture de Grand Nico ! C'est presque miraculeusement que nous sommes arrivés entiers à la maison louée pour l'occasion.
Pas le temps de s'attarder sur la vue sur les Pyrénées (de toute manière très théorique, car en février à Pau, il pleut), nous sommes partis retrouver tout le monde au Quick en face du lycée, car le Quick en face du lycée est un point de rendez-vous ancestral pour tous les Palois et assimilés. Nous avions bien besoin d'énergie pour la suite de la journée !
La suite se passait dans des bulles gonflables pour un match de football. Je pense vous avoir déjà parlé l'été dernier de ce beau sport qu'est le footbulles, mais le pratiquer avec un pilier de rugby dans l'équipe adverse y ajoute un attrait particulier... Celui de voir le monde d'en haut !
C'est donc couverts de bleus que nous sommes repartis pour d'autres aventures... Mais avant, nous avions besoin de forces qui nous furent fournies par un apéritif "bières saucissons" fort à-propos.
L'activité suivante consistait à se tirer mutuellement dessus avec des pistolets laser. Kk a triché : n'étant pas venu au footbulles (sous le prétexte futile qu'il travaillait), il était frais. Du coup, il nous a tous défoncé. Et comme il a trouvé ça bon, il l'a refait une seconde fois !
Entre les deux, P'tit Nico m'a fait tomber dans un traquenart : lui qui a toujours été nul à chier au jeu des palets s'était entraîné jours et nuits pour pouvoir me battre cette fois-ci... C'était vraiment mon enterrement !
Après toutes ces émotions sportives, nous avions bien besoin de récupérer. Alors, nous sommes allés chercher l'alcool et la paella et nous sommes rentrés à la maison. Mais pendant que la fête battait son plein, un incident s'est produit.
Une jeune femme, visiblement sous mon charme, est venue pour me faire des avances. Ca m'arrive de plus en plus souvent ces temps-ci : ce doit être l'effet mariage. Voyant que je restais stoïque, la dame s'est déshabillée.
Je suis resté ferme : "ce n'est pas votre string rouge qui me fera changer d'avis, je vais me marier !"
J'ai d'abord cru que j'avais été clair, mais elle ne comptait pas en rester là. Elle est donc revenue un peu plus tard avec un nouveau string et un sabre.
Mais comme je n'ai peur ni de l'un ni de l'autre, je suis resté campé sur mes positions.
Elle a alors joué son va-tout. Encore une fois, je fus obligé de la calmer : "Madame, même si votre tatouage au pubis est très seillant, je ne veux pas coucher avec vous."
Déçue et frustrée, la belle est repartie chez elle. Je n'aime pas faire de la peine aux femmes, mais parfois on est bien obligé : c'est ça le mariage !
Il ne nous restait plus qu'à terminer la soirée dans la joie, la bonne humeur, les chansons et la bière.
Quand tout le monde a été plein comme la Place Saint Pierre un jour de messe, nous sommes allés nous coucher joyeux, avant un difficile retour vers le Grand Nord le lendemain...
Mais l'enterrement c'était chouette et il faudra qu'on en refasse plein ! Euh non en fait, j'ai rien dit...
A+
Nono