La corrida !
En une belle journée de vacances à la plage, nous venions de renoncer à nous rendre à Mont-de-Marsan quand nous avons eu une idée. Nous allions nous rendre le soir-même à une corrida qui se tenait aux arènes de Bayonne.
A l'heure dite, nous étions sur place. Nous fûmes d'abord surpris par l'agencement des lieux : une grande scène se dressait au centre de l'arène et une partie des spectateurs dont nous faisions partie furent installés à même le sable, ce qui nous inquiétait vaguement. En effet, nous nous trouvions précisément à l'endroit où les taureaux étaient supposés être lâchés...
Et puis, des gens sont arrivés sur la grande scène. Nous avons compris alors qu'il s'agissait des matadors. Pourtant, ils étaient habillés de manière étrange et aucun d'eux n'avait de cape. Et puis, ils se sont mis à jouer de la musique. Nous avons alors pensé qu'il allaient tenter de charmer les taureaux. Mais en jouant du rock ça n'était pas gagné, nous avions peur que cela ne les excite encore plus !
Et effectivement, il y a eu un moment de flottement lorsque les taureaux ont été lâchés sur la scène. Le matador qui se trouvait à la batterie s'est lamentablement enfui, non sans avoir jeté sa caisse claire sur l'animal le plus proche. Ce-dernier s'est coincé les cornes dedans, ça n'était pas très fair-play. Et puis, le bassiste a tenté une estocade d'un grand coup de son instrument, mais il n'à réussi qu'à se faire encorner. C'était rock'n'roll !
Tout à coup, alors que nous ne comprenions plus rien à cette corrida un des employés des arènes a accouru dire qu'il s'était trompé en lâchant les bêtes, parce que ce soir, c'était un concert. Du coup, les taureaux et le bassistes ont été évacués et la musique a repris.
Alors que la tradition partait à vau-l'eau, les spectatrices ont voulu revenir à des valeurs plus classiques de ce genre de spectacles : elles ont demandé la queue du chanteur...
En tout cas, la corrida c'était très bien, et on y retournera... Dès que le torrero à la basse sera remis !
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Nono