La mort de Kadhafi

Publié le par Nono

Il y a un mois, l'ex-dicateur Mouammar Kadhafi est mort. La version officielle d'un lynchage par ses opposants est aujourd'hui remise en cause par toute la rédaction de krankenkamel qui a pu se procurer un document unique et top secret : le rapport daté du 20 octobre 2011 de Maurice Dupont, agent spécial Français alors en mission en Lybie.

 

"Quand on nous a envoyé en mission ce matin, John et moi nous étions bien contents de peut-être retrouver Kadhafi aujourd'hui. John Smith est l'agent du service secret de sa Majesté qui m'accompagne depuis mon arrivée ici dans le cadre de la collaboration franco-britannique. Il est sympa, le problème c'est que nous n'arrivons pas toujours à passer la barrière de la langue.

 

A quatre heures du matin, nous étions à pied d'oeuvre pour chercher une entrée discrète au bunker de notre ennemi. John m'a alors demandé : "Et si on twouve le Kadhafi. Que nous sommes supposé faiwe ?

- Bah, on l'arrête, ai-je répondu.

- Et tu know comment diwe "lève les mains en l'air et wends toi" en awabe ?

- Bah on tire au-dessus de sa tête, comme ça il comprendra !"

 

Sur ce, nous avons monté un plan. Après avoir repéré une entrée, nous nous sommes déguisés en Lybiens et nous avons fait semblant de rentrer de mission de reconnaissance. Le problème, c'est que le garde à l'entrée nous a demandé quelque chose en Arabe. Du coup, notre plan a foiré et John à dû l'égorger. Mais ça n'était pas grave parce que nous avons caché le corps et nous sommes entrés.

 

Le bunker était très grand et nous avons eu le temps de discuter, John et moi, de nos missions passées. Il m'a montrer avec fierté le pistoler qu'il avait volé à "l'homme au pistolet d'or". Il faut dire que c'était une belle arme, et John espérait bien pouvoir abattre Kadhafi avec s'il ne se rendait pas. Mais j'étais confiant : si on tirait juste au-dessus de sa tête il comprendrait ce qu'on attendait de lui.

 

A force d'égorger des gardes et des gardes, nous sommes arrivés vachement loin dans ce foutu bunker. Au moins, ça m'a permis de rassembler une belle collection de kalachnikovs pour rapporter à mes enfants, en souvenir. En voyant tous les dégats qu'on avait fait, John a eu une réflexion qui m'a bien fait rire :

"T'imagines si on était laissé les webelles fairwe ce mission ? Ils auwaient jamais suwvécus !"

 

Et c'est vrai que sans nous, elle aurait été longue la guerre !

 

Mais au bout de plusieurs heures, alors qu'on commençaient à croire qu'on ne le trouverait jamais, on est tombé sur Kadhafi par hasard ! Une chance. J'ai aussitôt dit à John : "vas y, on tire juste au-dessus de sa tête !"

 

Quand on a tiré, Kadhafi est tombé. J'ai demandé à John pourquoi il avait tiré dans ses jambes, et il m'a répondu que le pistolet d'or était joli mais pas très précis, et qu'en plus, sur le coup, il avait mal compris ce que je lui avais dit et qu'il pensait que je l'avais prévenu qu'il ripostait. "Il ripostait pas, ai-je répondu, il était en train de pisser." Puis, John m'a demandé pourquoi j'avais viser la tête et je lui expliquer que je voulais tirer juste au-dessus mais qu'il avait vraiment une grande tête.

 

Du coup, devant le type en train d'agoniser, on était un peu embêté parce qu'on savait qu'il aurait mieux valu qu'on l'arrête. On ne savait pas trop quoi faire. Et puis, j'ai eu une super idée ! On a remonté Kadhafi à la surface, on l'a mis à la sortie d'un tuyau et on est allé chercher des rebelles. Comme ça, tout c'est bien passé, ce sont eux qui l'ont achevé. Avoir les mains propres, c'est encore le plus important dans notre métier. Le problème c'est que John a été un peu déçu. Pour faire plus crédible on a laissé une arme à Kadhafi, mais comme il n'était pas en état de soulever une kalachnikov, on a dû sacrifier le pistolet en or.

 

C'est qu'il l'aimait ce pistolet, il avait beaucoup de succès avec les filles à chaque fois qu'il le sortait.

 

Enfin, l'essentiel c'est que la Lybie ait réussie à se libérer elle-même..."

 

Ca laisse à réfléchir...

 

Nono

Publicité

Publié dans krankenkamel

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article