Le festival de Cannes
C'est le printemps, les oiseaux chantent, le ciel est bleu et les bourgeons sortent : il était donc grand temps d'ouvrir le festival de Cannes !
En ces temps de crise, il est primordial de soutenir une des industries représentant le fer de lance de l'économie française : le luxe !
Parce qu'il faut bien dire ce qui est, les films présentés, la plupart du temps tout le monde s'en fout ! Voyons cette année : une enième version de Robin des Bois avec Russel Crowe dans le thème "tous les autres avant moi étaient nuls, le monde attendait que je joue enfin le rôle de Robin des Bois", Wall Street 2, vu que Michael Douglas a perdu plein de blé avec la crise, il fallait bien qu'il se refasse en réchauffant un vieux pot. Ajoutons à ça trois films de semi-auteur par Woodie Allen, Ken Loach ou autres réalisateurs Coréens qui n'intéressent personne, et tout le monde a compris l'intérêt du truc : savoir quelle robe Scarlet Johanson portera sur le tapis rouge et sera-t-elle assortie à sa rivière de diamant ?
D'ailleurs, la presse ne s'y trompe pas : qui est habillé par quel couturier ? Combien coûte la suite royale de Machin ? Truc avec Bidule dans une bringue alcoolisée : leurs putes étaient-elles majeures ? Au fait, le réalisateur Moldave au nom imprononçable gagne la palme d'or grâce à son film sur l'histoire d'une famille d'Europe de l'Est qui émigre aux Etats-Unis, Machine, sublime dans sa robe Christian Dior / chaussures Gucci, portait un collier de perles sauvages à cent cinquante mille euros en remettant le trophée.
C'est ça, la magie du Septième Art !
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No