Les Parisiens aiment le calme et la tranquillité : les embouteillages
Par respect pour les lecteurs, tous les mots vulgaires de ce texte seront remplacés par le nom de plats à base de fruits et légumes.
« Mais tu vas pas avancer, courgette ? Je klaxonne depuis une demi-heure !
- Arrête de klaxonner, abricot, tu vois bien que je suis bloquée par le camion de livraison. Mais il peut pas décharger plus vite, ce sale fils de purée ? Allez, bouge ton curry, concombre !
- Avance ! Ca passe très bien !
- Mais il le voit pas que ca passe pas ? Je suis pas à trottinette !
- Avance (klaxon) ! Avance (klaxon) ! Avance (klaxon) ! Avance (klaxon) ! Avance (klaxon) !
- Mais tu vas la fermer ta goyave, salsifis ?
- Et bien sûr, pas un flic à l'horizon !
- Je vais encore être en retard, piment, ça fait la troisième fois cette semaine, je vais me faire tuer.
- Dans trente secondes, je passe même s'il faut lui rentrer dedans à cette calebasse !
- Mais tu veux que je descende t’aider à les porter tes cartons de merise ? Groseille va. T’as rien dans les bras !
- Avaaaaaaaance ! Et toi le petit malin en scooter, si tu crois que tu vas passer tu te fourres le doigt dans l'œil. Soit solidaire un peu !
- Celui-là, non seulement il klaxonne comme un abricot, mais il ne laisse même pas passer les scooters. C'est bien les Parisiens au volant ça !
- Allez, cette fois j'en ai marre, je fonce dans le tas !
- Ah ben voilà, c'était pas compliqué de les décharger ces cartons. Il y a des lambins quand même !
- N'empêche, on m'ôtera pas de l'idée que ca passait... »