Pour que vive la Légende !
Certains prétendent que c'est dans le temps que la Légende s'écrit. C'est faux : il suffit d'un instant. Un seul instant décisif qui change à jamais une simple annecdote en fait digne d'entrer dans l'Histoire. Après cet instant, plus rien ne sera jamais plus pareil.
Avant c'était "un chouette open bar", désormais ce sera "la fois où Laure a vomi sur le videur". Avant il s'agissait de "l'anniversaire de Mac" mais pour l'Histoire ce sera connu comme "la fois où j'ai fini a poil dans la piscine à cause de ce jeu à boire à la con". C'était une soirée de plus à l'EBS ? Ce sera la pool party (http://krankenkamel.over-blog.org/article-6161107.html). Avant le "week-end à Munich", après "la fois où un vieux poivrot voulait choper Domi" (http://krankenkamel.over-blog.org/article-6704175.html).
Malheureusement, la transformation d'une annecdote en légende ne se fait pas si facilement, et il arrive fréquemment que cela fasse mal (de "l'interro de gym aux agrès" à "ce con de Nono s'est pété le poignet à la poutre"), peur (de "la journée à Walibi" à "quand Rachel a cru mourir") ou mette mal à l'aise (de "on passe la journée à la plage" à "Pp a parié qu'elle troquait son short de surf contre un string aujourd'hui") à la personne qui vit la légende. Mais les plus belles légendes sont celles qui se construisent dans la douleur, comme par exemple le voyage aux Etats-Unis.
C'est donc un de ces moments que j'ai vécu le week-end dernier aux Fêtes de Mont-de-Marsan.
Mac et moi dormions dans la voiture et je me réveillais vers 8h avec les premiers rayons du soleil. Mac dormant toujours profondément, je me demandais si je pourrais le réveiller pour qu'il prenne son train à 9h. Je sortais pour me dégourdir les jambes. Je restais un moment planté là, perplexe devant ma voiture : étais-je ivre mort ou me manquait-il la roue avant gauche ?
Je devais rapidement me rendre à l'évidence : "la Madeleine 2012 venait de se transformer en la légendaire "fois ou on s'est fait voler une roue de bagnole et qu'on a dormi dedans sans s'en apercevoir".
++
Nono