Soyons fair-play !
Il y a quinze jours, j'ai couru le semi-marathon de Paris. Et il faut bien le reconnaître : les Kenyans m'ont battu. Je ne saurais affirmer ici avec certitude que cette victoire s'est faite à la loyale. Mais soyons fair-play et disons leur bravo !
Il faut dire que nous nous y étions mis à plusieurs pour les battre ces Kenyans : plus de 43 000 inscrits (dont peu d'hommes d'Afrique orientale) étaient surmotivés pour faire de ce jour une victoire Française ! Au final, seuls un peu plus de 34 000 sont arrivés au bout des 21,1 kilomètres du parcours. Cela n'aura donc pas suffit !
De mon côté, j'ai terminé en 1h35min38s, environ 3500ème à plus d'une demi-heure de nos amis du Rift. C'est déjà bien. Pas top, mais bien !
Bien, parce que 21,1 kilomètres c'est tout de même un peu long... Les deux premiers sont faciles, c'est après que ça se gâte. En plus, à un moment donné je suis passé sous un porche où il y avait écrit que c'était bientôt fini et qu'il fallait tout donner... Je me croyais au presque arrivé et j'ai accéléré : en fait, il restait plus d'un kilomètre et demi ! Peut-être une méthode des Kenyans pour éliminer quelques adversaires juste avant l'arrivée. Mais soyons fair-play.
En plus, il faisait beau, ce qui les a sans doute avantagés : au Kenya il fait souvent beau ! Soyons fair play.
Il faut dire tout de même que le parcours était superbe, que les 9 000 abandons ne sont pas tous du fait de manoeuvres malhonnêtes (si tu es gros est mal entraîné, pourquoi donc pars-tu au sprint ?) et que nous nous sommes bien amusés quand même à faire ce semi-marathon.
Soyons donc fair-play et donnons rendez-vous aux Kenyans l'année prochaine, pour prendre notre revanche !
A+
Nono