Il aura fallu presque 2 ans à notre chère Patricia pour nous envoyer la suite de ses aventures. Voici ce qu'elle nous a écrit :
"Coucou à tous,
Désolée d'être restée si longtemps sans vous donner de nouvelles. Je me doute que votre vie est devenue morne et triste quand vous ne saviez pas ce que je faisais, vous qui m'admirez tant, mais il m'est arrivé bien des malheurs depuis la dernière fois.
Comme vous le savez, vu que vous avez relu mille fois le précédent épisode de mes aventures depuis la dernière fois, à l'époque, je préparais ma vengeance contre une salope brune (maintenant je dit des vulgarités, vous comprendrez bientôt pourquoi). Après de nombreuses péripéties, par une belle nuit, je décidais de mettre mon plan à exécution. Je pénêtrais dans la maison ou cette prostituée aux cheveux sombres retenait mon petit ami prisonnier.
Une fois sur le lieu, je fis attention de ne pas faire de bruit. Ce n'était pas évident avec mes talons hauts. Il faut dire que la garce avait du carrelage dans sa maison, alors qu'il lui aurait été si simple de le remplacer par de la belle moquette rose. Quel manque de goût !
Je recherchais le placard à chaussure de l'usurpatrice dans le but de faire mon marché, si seulement il y avait quelque chose de potable à l'intérieur, quand j'entendis du bruit à l'étage. Je montais le plus discrètement possible, mais ce n'était pas évident car mes escarpins roses faisaient grincer l'escalier en bois. Je comprenais pourquoi les cambrioleurs sont souvent vêtus de noir : c'est si difficile pour eux de rester bien habillés quand ils doivent faire preuve de discrétion.
Enfin arrivée en haut de l'escalier, le jetais un coup d'oeil par la serrure de la pièce d'où venaient les bruits. Et le spectacle que j'y vis me fit perdre mon sang froid. Cette femme atroce était en train de faire l'amour à mon petit ami ! Lui qui n'aimait que moi, il devait être drogué, c'est la seule explication rationnelle !
N'y tenant plus, je me jetais dans la pièce, chaussures en main pour empaler cette pute sur mes talons !
Le reste de la bataille est relativement confus dans mon esprit, tant j'étais entraînée par l'adrénaline. Lorsque j'ai retrouvé ma lucidité, j'étais dans un fourgon de la police, avec un très beau policier en bel uniforme qui me regardait bizarrement. Il devait être en admiration devant moi. Cela m'arrive très souvent. Pas de me faire embarquer par la police, que de beaux hommes tombent en admiration devant moi !
C'est là que je réalisais que j'étais attachée par la cheville au banc sur lequel j'étais assise. Ma combinaison rose de cambrioleuse était déchirée à différents endroits. J'entendais le policier parler avec le chauffeur et dire qu'apparemment ils allaient se remettre de ses blessures, mais qu'ils avaient eu de la chance que les talons ne transpercent pas d'organes vitaux. Alors, le séduisant officier se tourna vers moi et dit :
"On peut dire que vous ne les avez pas louper. Vous êtes dans une sacré merde ma petite dame.
- Pourquoi donc, Monsieur le Shérif, répondais-je avec ma voix de séductrice qui fait tomber tous les hommes amoureux.
- Tentative de double-meurtre, ça va chercher loin."
J'ai compris où il venait en venir en cherchant à me faire peur. Comme ce n'était pas pour le déplaire, j'ai aussitôt enlevé ma combinaison...
Malheureusement, ce policier devait être homosexuel, car le lendemain, j'ai été transférée en prison dans l'attente de mon jugement.
Maintenant, vous comprenez pourquoi je ne vous ai pas écrit plus tôt, mes loulous, mais ne vous inquiétez plus, maintenant tout va bien !
Bisous les loulous, je vous écrit bientôt !
Patricia"